La théorie Gaïa - Maxime Chattam

Publié le par Julien S. (Davalian)

MCtg"- (…) c’est… c’est plutôt comme si… la Terre avait un rhume, tout va s’arranger.

- sauf que les microbes qui ont provoqué le rhume, c’est nous (…) on est des microbes et si la Terre veut guérir elle doit d’abord se débarrasser des microbes."

L’idée maîtresse développée par Maxime Chattam dans La Théorie Gaïa est originale. L’écrivain à succès concilie son fonds romanesque habituel (les tueurs en séries, leurs fantasmes, leurs victimes, le tout retranscrit avec une qualité littéraire inégalée qui suscite une passion dérangeante) avec une autre thématique qui fait florès : l’eschatologie environnementaliste.

Sans contestation, il s’agit du point fort du dernier roman du Cycle de l’homme. Il n’est pas nécessaire d’avoir lu Les arcanes du chaos ni Prédateurs. Comme de coutume, il est fascinant de suivre Chattam qui démontre une connaissance encyclopédique de la criminologie, sans oublier sa maîtrise de l’écriture des thrillers.

Toutefois, quelques déceptions sont à noter. Au premier chef il faudra composer avec une intrigue qui flirte avec les thèses pseudo conspirationnistes. Si la proximité avec Les arcanes est logique, elle implique de nombreux passages qui ne sont pas crédibles et nuisent à l’ensemble. De plus, les personnages sont de véritables stéréotypes, c’en devient une plaisanterie véritable à peine rachetée par quelques coups de théâtres prévisibles. Les deux intrigues qui se suivent en parallèle sont intéressantes sans être tout à fait immersives.

A l’inverse de Prédateurs qui offrait une ambiance unique, l’alchimie ne se reproduit pas. Il reste toutefois difficile de s’extraire de cette lecture qu’il faut pourtant déconseiller pour un premier contact. 

Publié dans Thriller

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