Souvenirs de Sherlock Holmes - Arthur Conan Doyle

Publié le par Julien S.

acdssh.jpgLes Souvenirs sont empreints d’une plus grande noirceur que Les Aventures. Les meurtres (et âmes damnées) sont plus fréquents, quoique décrits avec discrétion et style, littérature britannique oblige.

La figure jaune et Le tordu sont caractérisés par un curieux mélange de tension, d’effroi et d’innocence. Deux autres récits – L’employé de l’agent de change et L’interprète grec – offrent un air de déjà-vu. L’auteur parvient pourtant à dépayser son lecteur : sur les champs de course (Flamme d’argent) ou en s'essayant au genre - encore à créer - du thriller (Le traité naval). A cela il faut compter avec la lutte contre des bandes organisées (Le pensionnaire en traitement) et la résolution d’un mystère séculier (Le rituel des Musgrave).

Au fil des intrigues, Sherlock gagne en complexité. Le voici qui se substitue de plus en plus fréquemment à la justice. Il est également confronté – souvent – à l’échec ou tout simplement à la peur et à la maladie (Les propriétaires de Reigate). Trois nouvelles méritent une attention particulière. Le « Gloria Scott » est le récit de la première enquête. La particularité de L’interprète grec réside dans les révélations familiales et le premier contact avec un certain Mycroft.

Le dernier problème marque un tournant pour le protagoniste, Arthur Conan Doyle et plusieurs générations d’écrivains d’historiettes qui lui succéderont. Sherlock est confronté au professeur James Moriarty ("Napoléon du crime") au cours d’une course poursuite européenne qui passe notamment par Bruxelles, Strasbourg et la Suisse. Guy Ritchie semble s'en être librement inspiré pour réaliser son second film sur Sherlock Holmes : Jeux d’ombres. Film qui vaut le coup d'être vu, tout comme son prédécesseur.

Publié dans Sherlock Holmes

Commenter cet article