Les pilliers de la terre tome 1 : Ellen - Ken Follett

Publié le par Davalian

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Les Pilliers de la Terre est souvent présenté comme une œuvre magistrale tant pas son contenu que par son ampleur. Autant de raisons qui appellent un certain respect… et recommandent une lecture en plusieurs temps.
Ce premier tome est franchement intéressant et immersif. Pour l’instant, il est difficile de le qualifier de roman historique. Les règles du genre sont respectées mais les intrigues royales n’interviennent qu’au second plan au profit d’une histoire localisée qui sent bon le terroir. Le script s’attache à plusieurs personnages dont les histoires se croisent et se croisent pour former progressivement une seule fresque. L’approche de leur vie quotidienne est saisissante, le lecteur croit les voir évoluer devant lui. On ne peut pas rester neutre et chacun attise certains sentiments :  rejet-sympathie-méfiance. Pourtant, en creusant ceux-ci sont relativement stéréotypés (l’intrigant et opportuniste Waleran Bigot, Tom le bâtisseur mâle dominant et bon père de famille, Philip le moine emplit de bon sentiments et enfin les Hamleigh en méchants de service).
L’aspect construction de cathédrale qui a fait la renommée de ce roman est certes présent et tient une place privilégiée qualifiable de centrale… mais elle n’est pas omniprésente. Les descriptions sont bien dosées et suffisamment détaillées. Pour l’instant ce premier tome donne plutôt l’impression qu’il s’agit d’une entrée en matière et que d’intéressantes évolutions et révélations vont bientôt se produire (quid d’Ellen ?, mais aussi de Jack Alfred et Aliena…).
Pour autant cette « mise en bouche » est bien rythmée et donne envie d’en savoir et d’en lire plus. Les événements sont bien pensés : importants, envoutants mais sans faire trop. Par moment l’auteur nous offre certains passages franchement choquants (William, Aliena Walther…) qui ne sont pas évidents à digérer. Le côté conflits-intrigues rappelle un peu Le Trône de Fer mais dans une ambiance historique et à une échelle plus crédible qui font la particularité de ce roman.
La césure n'est pas artificielle et intervient sur un point fort qui rompt avec les habitudes du genre. Franchement bien vu, d'autant que le pari est risqué (n'est-il pas plus facile de couper l'histoire dans une phase incertaine ?). La coupure n'en donne pas moins envie de lire la suite... vite !!

Publié dans Ken Follett

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Ptite Souris 29/03/2012 21:39

En effet, ça donne envie de lire.