Les aventures de Sherlock Holmes - Arthur Conan Doyle

Publié le par Davalian

acdash.jpgVoici une valeur sûre : un petit recueil de douze récits à lire après L’Etude en Rouge et Le Signe des Quatre. Comme de coutume, Conan Doyle laisse parler un James Watson, éternel second,  chargé de sélectionner les affaires les plus parlantes.  

Il n’y a pas vraiment de continuité. Les récits sont autant de pièces de théâtres. Ils sont plaisants à lire et ce même si le moule ne change pas. L’auteur se défend : "Il me semble toutefois que, comprimé en une demi-colonne, un récit est beaucoup moins frappant que lorsque les faits évoluent lentement devant le lecteur, et que le mystère se dissipe progressivement pour céder devant la vérité complète". La trame change peu (L’homme à la lèvre tordue).  Les intrigues sont toutes cousues de fil blanc et le lecteur comprend rapidement le dénouement. Faut-il en blâmer l’auteur ? Certainement pas, car les scénarii sont variés, inventifs… et ont été copiés à ne nombreuses reprises. Ainsi Un aristocrate célibataire ou Une affaire d’identité ne sont pas sans rappeler de (trop) nombreux épisodes de FBI Portés disparus.

S’il n’y a pas de continuité, un fil rouge a été retenu. Il s’agit d’intrigues  de "catégorie innocente". Devançant Maxime Chattam, les compères échangent souvent quant à la valeur comparée des fictions et des faits divers. Notons que certains écrits (Le ruban moucheté, Les hêtres rouges) annoncent des histoires plus complètes ultérieures.

Le champ est exclusivement anglais et londonien. Une lecture pleine d’actualité à l’approche des JO, d’autant qu’elle est rafraîchissante. Il n’est pas ici question de faire dans le morbide. Certains récits sont drôles : Sherlock Holmes lancé sur la piste d’une oie (L’escarboucle bleue) ou confronté à La ligue des rouquins. D’autres sont plus sérieux : ainsi Sherlock Holmes se mesure-t-il à une certaine Irène Adler (Un scandale en Bohème) au Ku Klux Klan  (Les cinq pépins d’orange) et autres malfaiteurs de tous horizons (Le pouce de l’ingénieur). Lecture intergénérationnelle à haute valeur moralisante (un peu comme les Pieds nickelés), certaines nouvelles invitent à dépasser certains préjugés : Le diadème de Béryls, Le mystère du Val Boscombe.  

Publié dans Sherlock Holmes

Commenter cet article