Le livre sans nom - Anonyme

Publié le par Julien S. (Davalian)

sans nomViolent, sale, gore, immoral, vulgaire, immersif, inventif, inédit, original… assurément Le livre sans nom est tout cela. Il est une sorte d’hommage rendu au cinéma de Quentin Tarantino, dixit Sonatine. L’ouvrage est unique, pour donner une image cinématographique il s’agirait d’une aventure de Machete au pays de Mais qui à tué Pamela Rose réalisé par les Monty Python avec Sacha Baron Cohen en guest !

Le mélange des genres est assuré avec une habilité époustouflante. L’intrigue principale (à la recherche d’une improbable Pierre de Lune) fait se côtoyer une enquête de police, les tribulations d’un couple de jeunes paumés, la quête de moines d’Hubal candides (jusque-là…). Le nœud de l’intrigue ayant lieu au détour d’un… match de catch ! La ville de Santa Mondega, capitale des créatures du mal (et surtout son Tapioca Bar), sert d’écrin à une galerie de personnages uniques en leur genre (la Dame mystique, le Bourbon Kid, Rodéo Rex… tout un programme !).

Pour apprécier ce pur chef d’œuvre du second degré, il faut avoir beaucoup d’humour (aimer le potache, devient ici indispensable). Les adeptes de cinéma y trouveront également leur compte, les références à divers films étant sans nombre. De Star Wars à Indiana Jones, sans oublier Seven et les films d’horreur plus au moins regardables.

Malgré (ou plutôt grâce) à ce côté dérangeant, Le livre sans nom se hisse au titre de roman gothique de ce début du XXIè siècle. Les nombreux clins d’œil faits à Underword  (Jessica, Selene de papier recyclé) sans autant d’arguments pour lire l’avatar contemporain d’une littérature (Dracula, Le portrait de Doryan Gray, L’étrange cas du docteur Jekyll), aujourd’hui considérée comme classique. A quand l’adaptation au cinéma ? 

Publié dans Bourbon Kid

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