Le Dragon des arcanes - Pierre Pevel

Publié le par Julien S. (Davalian)

PP3.jpgLes Lames sortent bien éprouvées des derniers évènements intervenus dans L’alchimiste des Ombres. Les deuils, la tristesse, les révélations, les règlements de comptes n’épargneront par les compagnons d’armes imaginés par Pierre Pevel. Il est difficile de croire que deux mois seulement séparent les retrouvailles des comparses tant l’ambiance et les personnages ont évolués. 

Malgré une bonne dose de tristesse et de sérieux qui tranche radicalement avec l’insouciance des débuts, tous les ingrédients sont réunis pour réaliser un grand cru. Il est rare de voir un cycle de fantasy qui parvient à se renouveler tout en conservant sa qualité intrinsèque. C’est pourtant le cas ici : pas de longue mythologie, ni de dialogues qui n’apportent rien : tout est parfaitement calibré. Le mot d’ordre est simple : lutter contre d’hypothétiques et nombreuses menaces (la loge des Arcanes, l’anéantissement de Paris… pour n’en pas dévoiler plus que nécessaire). Le rythme est fluide, efficace sans être trop rapide. L’action et les personnages sont au cœur de l’histoire et même de l’Histoire et c’est tant mieux !

Le scénario est tissé de manière à rejoindre les deux récits précédents tout en apportant une bonne dose de nouveauté. Il permet donc de renouer avec des connaissances, de rencontrer de nouvelles têtes et même un certain d’Artagnan… Avec un plaisir pervers, l’auteur parvient à déstabiliser son lecteur. La Griffe noire connaît une évolution des plus intéressantes et sera un épisode d’une logue série de rebondissements. Le découpage si particulier dévoile son potentiel : la dernière phase est soutenue et le dénouement mené de main de maître. Bien que concis, le théâtre mérite plus qu’un détour. Le Dragon des arcanes confirme donc le statut de chef d’œuvre de cette trilogie.    

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