Bilbo le Hobbit - John Ronald Reuel Tolkien

Publié le par Julien S. (Davalian)

jrrtbh.jpg"(…) Sa main rencontra soudain un objet qui lui parut être un minuscule anneau de métal froid, gisant sur le sol du tunnel. C’était un tournant de sa carrière, mais il n’en savait rien. Il mit l’anneau dans sa poche presque machinalement, l’objet ne paraissait certes d’aucune utilité sur le moment." Écrit en 1937, Biblo le Hobbit (bien plus que le Seigneur des Anneaux dont il est le prélude), appartient à cette caste d’ouvrages qui ont su marqué leur temps. Celui-ci a été le précurseur du genre fantasy, du mois s’il l’on excepte les contes de Grimm, de Perrault, de Andersen et de tant d’autres...

Lu il y a quelques années, le livre m’avait séduit mais sans plus. L’approche de la toute prochaine sortie de son adaptation par le maître Jackson en salles obscures, m’a convaincu de retenter l’expérience. Après avoir lu plusieurs ouvrages (et plusieurs séries aussi) du même genre, je comprends aujourd’hui où réside le génie de Tolkien. La profondeur de son récit est tout simplement stupéfiante : hobbits, nains, hommes, trolls, métamorphes, animaux enchantés, araignées géantes, dragon… chaque fratrie possède ici ses habitudes, ses mythes, son genre de vie, ses chansons. L’exploit étant de décrire tout cela au sein d’un récit court sans créer de pauses artificielles.

Chaque page est empreinte du talent de l’auteur, habile littéraire et philologue, qui sut tirer profit d’une mythologie afin de peupler un monde créé pour l’occasion. L’expérience est plus qu’agréable d’autant que l’écrivain s’adresse constamment à son lecteur, s’amusant tel un chat avec sa proie. S’il s’adresse avant tout aux enfants, le niveau de langue et de vocabulaire explique son succès auprès d’adultes de plusieurs générations.

De prime abord classique (elle incitera des émules sans nombre, plus au moins inspirés), l’intrigue révèle des surprises rafraîchissantes, faisant finalement passer la quête initiatique comme un simple prétexte à un voyage pour l’imaginaire. Si elle se révèle plaisante, elle reste comparable à une cerise sur le gâteau venant récompenser une (re)lecture indispensable.

Publié dans Fantasy

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