Archives sur Sherlock Holmes - Arthur Conan Doyle

Publié le par Davalian

images-copie-2.jpgLes Archives sur Sherlock Holmes proposent douze récits, nettement moins sombres que les recueils précédents. Certains apportent même une certaine douceur, une dose de légèreté plutôt déconcertante. Comme le laisse imaginer le titre de recueil, les chroniques se suivent sans véritable logique. Au fil des pages, nous apprenons que le fil rouge est une mystérieuse mallette qui regroupe des histoires qui assureraient le bonheur des adeptes du mystérieux détective.

Holmes s’essaye au rôle d’auteur dans L’Aventure du soldat blanchi et La crinière du lion. La première est une sorte de fable à la conclusion édifiante, la deuxième demeure une enquête classique à la conclusion surprenante et inventive. Le client célèbre confrontera le locataire de Baker Street à un personnage particulièrement retors… sur fonds d’une intrigue matrimoniale ! La Pierre de Mazarin  tranche par sa noirceur ambiante, alors que celle-ci est plus maitrisée, car dévoilée dans les révélations de L’aventure des trois Garrideb ou encore dans L’aventure du marchand de couleurs.   

Le vampire du Sussex et Le Problème du Pont de Thor méritent de figurer parmi les meilleurs récits de Sherlock. Dans l’un, l’auteur se joue de ses lecteurs et dans l’autre, il offre une histoire rudement bien ficelée et complexe de surcroit. Ce constat est également valable pour L’aventure de Shoscombe Old Place qui ne démontrera son potentiel que dans ses dernières pages malgré un air de déjà vu, vite oublié (le monde hippique et l’aristocratie). Enfin, La pensionnaire voilée (qui se déroule dans les souvenirs et dans le monde du cirque), Les Trois Pignons (trop prévisible) et L’homme qui marchait à quatre pattes (ce récit ne peut que faire sourire) surprennent par… leur ambition de devenir de véritables leçons de moralité assumées !

Si l’on excepte Le client célèbre (révélations sur le passé), ce recueil est l’un des meilleurs pour découvrir (ou redécouvrir) les aventures du célèbre détective. Celui-ci étonne, car son côté sombre est à peine évoqué ou transparait à certaines occasions (même Watson est moins malmené que de coutume), il en devient presque un chevalier blanc… presque !

Publié dans Sherlock Holmes

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